Comment sortir de la souffrance de la solitude? Les solutions

AVERTISSEMENT: Les informations sur ce site n'ont pas pour but de prescrire la médecine. Ce site ne cherche ni à guérir, ni à soigner, ni à traiter, mais uniquement à présenter les solutions alternatives qui favorisent votre bien-être. Consultez donc obligatoirement votre médecin en matière de santé.



Avec le stress, la solitude compte sans doute parmi les maux les plus fréquents du monde contemporain. En effet, le mode de vie actuel ne permet plus à l’homme moderne de voir ses proches, ou d’avoir une vie sociale épanouie. En plus du travail, les diverses obligations et la fatigue l’incitent souvent à l’isolement. Il n’a plus le temps pour les rencontres et les échanges. Au lieu de sortir pour voir du monde, il préfère rester chez lui pendant les week-ends et les jours fériés. Cela se traduit pourtant par un isolement. Si certaines personnes vivent bien cette solitude, d’autres en souffrent, et connaissant parfois la dépression. Alors, pour éviter les cas extrêmes, comment sortir de cette souffrance de la solitude ?

Comment faire baisser son cholestérol? Les solutions

Comprendre la solitude

Le mot solitude dérive du latin « solus » qui signifie littéralement désert. La solitude s’appliquait d’abord aux endroits. Ce n’est que plus tard que ce mot s’utilisait pour définir l’état de l’homme quand il sent seul. Aujourd’hui encore, il est difficile de donner une définition exacte de la solitude. En effet, ce sentiment reste complexe. Certains penseurs ont tout de même essayé de le cerner. Aussi, ils associent cet état à la dépendance, à un handicap, à la vieillesse, à la maladie, à la précarité et au célibat.

Une étude récente a montré qu’une grande majorité de Français se sentent concernés par la solitude. Parmi les personnes ayant fait l’objet de l’étude, 30 % affirment souffrir de la solitude au quotidien. Mais, si la solitude est liée à un isolement, pourrait-on s’accorder à dire que l’indépendance en est la clé ?

La réponse à cette question est simple : l’Homme ne naît pas indépendant. C’est la société, avec sa structure complexe, qui l’incite à devenir individualiste. L’homme naît avec une certaine dépendance vis-à-vis des autres. Il peut s’agir d’une dépendance sociologique ou d’une dépendance psychologique. Donc, l’homme ne peut pas s’épanouir seul et, encore moins, avancer en gardant cet individualisme. C’est la société mise en place par ses paires qui le met dans cet état de solitude.

Le véritable problème du monde actuel réside dans les conseils que les écrivains veulent donner à leurs lecteurs. Dans leur livre sur le développement personnel, ils veulent imposer certaines pratiques pour éradiquer la solitude. Pour ce faire, ils n’hésitent pas à prôner une indépendance absolue. En effet, nombreux sont ceux qui pensent qu’en n’attendant rien de personne, un individu ne souffrira plus de la solitude. Donc, il ne s’expose pas aux maux liés à une séparation, à une perte ou encore à une prise de distance.

Cette solution n’est, cependant, pas conforme à l’essence sociale de l’homme. En effet, ce dernier doit vivre, évoluer, s’épanouir et se construire avec ses paires. L’homme ne peut se prévaloir de son autonomie et de sa liberté que dans une structure sociale. L’indépendance et le détachement envers la société ne sont donc pas une solution pour ne plus souffrir de la solitude.

Les différentes formes de solitude

La solitude se présente chez l’homme sous trois formes :

• le sentiment de solitude : une personne ressent vraiment qu’elle est seule. Elle a besoin d’avoir des contacts.

• l’isolement relationnel : cette forme de solitude concerne surtout les personnes qui manquent de liens sociaux. Elles s’isolent volontairement ou non, et ne sont pas en contact avec l’extérieur.

• la solitude résidentielle : elle touche les personnes vivant seules.

À noter que la solitude n’est pas forcément liée à un isolement relationnel. Certaines personnes peuvent se sentir seules, même en étant entourées par ses proches. L’inverse est également vrai, il est tout à fait possible de ne pas ressentir de la solitude en étant seul. La véritable cause de ce sentiment réside ainsi dans un déni de reconnaissance. Une personne est victime de solitude parce qu’elle a l’impression que son entourage ne l’aime pas ou ne prête pas assez attention à elle. Elle a besoin de sentir qu’elle compte pour les autres.

Les causes de la solitude

La solitude peut être liée à divers facteurs, notamment :

Les idéaux collectifs et les représentations

Les études sur le sujet montrent que la solitude est liée à la conception qu’une personne a de ses capacités relationnelles. En effet, elle a tendance à dévaloriser sa vie sociale quand elle est en contact avec une personne ayant un capital social plus élevé. Pourtant, cela provoque un sentiment de solitude.

La peur d’être exclu

La société actuelle expose les individus à des risques d’exclusion dès leur plus jeune âge. Qu’il s’agisse de redoublement à l’école, d’une perte d’emploi, d’une rupture amoureuse ou d’une rupture affective des parents, personne n’est vraiment à l’abri. C’est ce sentiment d’instabilité qui angoisse l’individu au quotidien. Il a peur de ne pas pouvoir garder les liens qu’il a avec son entourage. D’ailleurs, une récente étude prouve cette théorie. Selon l’enquête menée auprès de Français, 50 % d’entre eux n’écartent pas la possibilité de se retrouver sans abri un jour. Ce qui implique qu’ils ne font pas confiance à la société pour les aider en cas de besoin. Concrètement, dans la structure actuelle, la société n’est pas capable d’offrir un sentiment de sécurité à l’individu.

L’utilisation des réseaux sociaux comme tremplin

Le dilemme de la société actuelle est que chacun veut être unique et authentique, mais tout le monde a besoin des autres pour l’attester. Tous ont besoin de ressentir cette légitimité vis-à-vis de la société, et d’avoir une reconnaissance. Nécessairement, l’individu sera alors dépendant des avis des autres, et aura toujours tendance à demander une approbation sociale. À l’heure actuelle, les réseaux sociaux constituent un tremplin pour répondre à ce besoin d’approbation. C’est là que chaque individu tente de montrer au monde une image unique et originale de lui. Les réseaux sociaux seront également un moyen d’avoir l’avis et l’approbation des autres. À travers des photos, des vidéos et des statuts sélectionnés avec soin, un individu ne se montre pas forcément narcissique. La plupart du temps, il exprime surtout son angoisse. En effet, il a peur de ne pas exister auprès des autres, ce qui le pousse à se montrer davantage. Pourtant, ce comportement l’exposerait plus à une souffrance liée à la solitude.

Bouder son entourage

Il arrive que la solitude soit liée à la bouderie. Ce chantage est souvent utilisé par une personne pour avoir de son entourage un peu d’attention ou d’amour. Au fil du temps, elle sera victime de manière inconsciente de cette conduite souvent qualifiée d’enfantine. D’ailleurs, la bouderie pourrait créer des dysfonctionnements organiques souvent irréversibles chez l’individu.

La fin de vie

C’est au cours de cette période de la vie de l’homme que la solitude se fait le plus souvent ressentir. Pourtant, ce sentiment ne fait qu’empirer le quotidien de l’individu. Il aura tendance à se poser des questions sur son existence et sur les causes de sa solitude. Souvent oublié par ses proches en fin de vie, l’individu s’expose de plus en plus à cette souffrance liée à la solitude. L’engouement des Français pour les maisons de retraite ne fait qu’accentuer le problème. Les personnes en fin de vie se sentent de plus en plus seules quand elles sont délaissées par leurs proches.

Les prérequis pour sortir de la souffrance de la solitude

Sortir de la souffrance de la solitude est long processus. Aujourd’hui, il n’existe pas encore de formule magique pour soigner les maux de l’individu du jour au lendemain. La personne doit suivre plusieurs étapes, et connaître ses réels besoins pour sortir de cette souffrance.

Faire la différence entre solitude entre solitude réelle et solitude artificielle

Les solutions à adopter pour sortir de la souffrance de la solitude doivent s’adapter au type de solitude. Il faut savoir qu’il existe deux types de solitude : la solitude réelle et la solitude artificielle.

La solitude réelle concerne les individus qui ne sont en contact avec personne. En général, ils vivent seuls, et n’ont ni ami ni famille. Ce sentiment de solitude va ainsi provoquer un manque affectif, relationnel et émotionnel. Pour cause, une personne a besoin de donner de l’amour et d’en recevoir en retour. Il doit se sentir membre d’une communauté, dans laquelle il pourrait s’épanouir. S’il n’arrive pas à combler ces besoins, il se sentira forcément seul. Au fil du temps, cela va se traduire par une dépression ou une dépendance à l’alcool, aux médicaments et, parfois, au travail.

La solitude artificielle est, quant à elle, un sentiment lié non pas à l’isolement, mais plutôt à une incompréhension. Elle est assez fréquente, surtout quand une personne est face à un grand changement dans sa vie. L’individu aura tendance à se refermer, et n’aura pas toujours envie d’ouvrir son cœur aux autres. Il aura l’impression que personne ne le soutient et ne le comprend. Au fil du temps, il va s’isoler, et la souffrance s’accentuera de plus en plus. Les effets secondaires de cette solitude artificielle sont la dépression, les problèmes de sommeil et, parfois, les problèmes de santé.

Connaître ses besoins

La solitude est liée à un manque. Alors, avant d’en sortir, l’individu doit connaître ses besoins. Pour ce faire, il devra commencer par identifier ses priorités. De quoi a-t-il besoin pour s’épanouir et avancer dans la vie ? La solitude est souvent en relation avec la perte de liens sociaux suite à un déménagement ou encore au chômage. Aussi, il est important de connaître ses besoins actuels pour pouvoir combler le manque, par la suite. En identifiant ses besoins, l’individu pourra mieux se focaliser sur ses priorités. Il sera également plus facile de trouver une solution aux problèmes de la solitude.

Les solutions pour ne plus se sentir seul/seule

Il existe divers moyens pour sortir de la souffrance de la solitude. Tous sont efficaces à condition d’avoir une bonne initiative. Voici quelques solutions à adopter :

Prendre soin de soi

L’isolement favorise la dépression, tout en altérant l’estime de soi. En effet, quand une personne se sent exclue, elle aura tendance à se dévaloriser et à moins s’occuper d’elle-même. Aussi, pour vaincre la souffrance liée à la solitude, elle doit commencer par prendre soin d’elle sur le plan physique et émotionnel.

Pour renouer avec les autres, il faut commencer par soi-même. L’individu devra d’abord soigner son apparence physique. Il peut faire un relooking, se mettre au sport ou se concentrer sur une activité artistique. Pour faciliter cela, le mieux serait d’établir une liste des choses qui l’intéresse. Cette liste servira de base pour la suite.

Souvent, nous avons tendance à penser que les petits plaisirs n’en valent pas la peine. Pourtant, ceux-ci peuvent changer votre état d’esprit, et pourraient même booster votre confiance en vous.

Rester positive en toute situation

La solitude est liée à la négativité. Les chercheurs affirment que l’isolement rendait les personnes plus critiques et négatives. Pourtant, ces états bloquent l’ouverture à d’autres personnes. Alors, pour rester positif, l’individu doit reconnaître à quel moment son pessimisme et ses jugements critiques prennent le dessus. Quand ils portent atteinte à sa confiance en la vie et envers les autres, il faudra les mettre de côté. En cas de constats ou de croyances négatives, il est important d’essayer de trouver des arguments pour les contredire. L’individu va, en quelque sorte, faire l’avocat du diable.

Un exercice de gratitude pourrait également être efficace. À la fin de chaque journée, il peut se remercier pour les efforts qu’il a accomplis. Pour ce faire, il suffit de repasser la journée, comme si c’était un film. Cela permettra à l’individu de revivre les bons moments et d’identifier les axes d’amélioration pour ses comportements. Au fil du temps, cela aidera l’individu à voir le monde autrement. Il sera alors plus facile pour lui de sortir de la solitude, et de s’approcher d’autres personnes.

Préserver les relations avec les autres

Si de nombreuses personnes tombent aujourd’hui dans les pièges de l’isolement, c’est souvent par négligence. En effet, nous avons tendance à négliger les petits liens. Pourtant, la vie relationnelle est faite de différents petits fils. L’individu n’a pas forcément besoin d’une grande relation pour s’épanouir. Il est tout à fait possible de se construire un cercle social avec de petits échanges avec les voisins, les collègues ou même les commerçants de son quartier. Au travail, au lieu de déjeuner seul, il peut manger avec ses collègues. Les groupes d’activité sont également des canaux intéressants pour faire des rencontres et des échanges. Un groupe de lecture, de méditation ou encore de marche pourrait être intéressant. Si besoin, la personne se sentant seule ne doit pas hésiter à aller voir sur internet des idées de groupes avec lesquels elle pourrait se familiariser.

Intégrer un groupe

L’individu souffrant de solitude n’a pas forcément envie de rejoindre un groupe de personnes partageant les mêmes passions que lui. Pourtant, c’est une technique efficace pour soigner cette souffrance. Il peut, par exemple, intégrer une équipe sportive, un cercle de lecture ou même une chorale. Les spécialistes s’accordent à dire qu’entrer dans un groupe ayant les mêmes passions que soi permet de faire ressortir ce que l’on a de meilleur. Non seulement l’individu soulagera ses maux, mais il pourra également mieux s’épanouir. D’ailleurs, le fait de se concentrer sur une activité qui le tient à cœur permet à une personne de se lier facilement aux individus de son groupe.

Une aide extérieure si besoin

Souvent, les personnes souffrant de la solitude n’arrivent pas à s’en sortir seules. Malgré les nombreux efforts entrepris, elles restent au même stade. Dans ce cas, une aide extérieure sera nécessaire. Les spécialistes conseillent de parler d’abord avec des proches, un ami ou un membre de la famille. Si cela n’est pas possible, l’individu peut se tourner vers un thérapeute. Il faut savoir que solliciter une aide extérieure est souvent difficile pour les personnes victimes de la solitude. Cela constitue un véritable défi, puisqu’elles n’y sont pas du tout habituées. La structure de la société actuelle n’arrange pas forcément les choses. En effet, ces personnes solitaires sont souvent stigmatisées. Elles ont du mal à parler avec les autres. Quand elles y arrivent, leur entourage n’est pas toujours réceptif. Cela pourrait alors aggraver le cas de la personne, et le renfermer encore plus. Pour les proches, il est ainsi important d’être toujours à l’écoute.

Voir la solitude d’un meilleur angle

La solitude n’est certes pas un atout, mais il faut savoir l’appréhender pour mieux vivre avec. En effet, les recherches montrent qu’une personne sort gagnante si elle arrive à surmonter l’angoisse liée à ce sentiment. Cela ne signifie pas pour autant qu’elle va devenir une ermite. L’idée sera juste de passer plus de temps seule pour tirer avantage de la solitude. Une expérience effectuée par des chercheurs américains en 2011 devrait interpeller tout un chacun. Dans un premier temps, ces scientifiques ont injecté une décharge électrique douloureuse sur plusieurs personnes. Par la suite, ils ont offert à chacune 5 $, et leur ont demandé combien seraient-elles prêtes à donner sur cette somme pour ne plus subir cette décharge. Personne ne voulait débourser de l’argent. Dans un deuxième temps, chaque personne a été isolée pendant 15 min dans une pièce. La seule action qu’elle pouvait faire était d’appuyer sur le bouton d’administration de la même décharge. Parmi les personnes enquêtées, 60 % des hommes et 25 % des femmes qui préféreraient payer pour l’éviter, ont appuyé sur le bouton. Ce qui signifie que la majorité des personnes préfère subir une douleur physique plutôt que rester seule quelques minutes.

Apprendre à assumer sa solitude

La majorité des personnes appréhende mal le fait d’aller au restaurant seul ou d’aller voir un concert. Pourtant, cette crainte les bloque, et ne leur permet pas de profiter pleinement de la vie. Tous veulent faire des activités passionnantes qui leur plaisent, mais ils ne savent pas avec qui partager ces moments. Alors, au final, ils préfèrent renoncer et rester chez eux sans rien faire. C’est justement ce phénomène qui favorise le renfermement sur soi. Il est important pour une personne d’essayer de faire une activité solitaire. Pour cause, certaines activités peuvent être plus intéressantes, si pratiquées seules. D’ailleurs, cela a été prouvé dans le cadre d’une expérience réalisée sur une association d’étudiants. On leur a demandé d’aller visiter une galerie pendant au moins 5 minutes. Si certains ont décidé d’y aller seuls, d’autres ont voulu être accompagnés par un ami. Évidemment, ceux qui sont partis seuls étaient angoissés. Pourtant, à la sortie de la galerie, les plaisirs éprouvés par tous les participants étaient le même.

Risques de maladies mentales ?

Aussi anodin soit le problème de la solitude, selon les chercheurs, elle pourrait être source de maladie mentale. En effet, une étude menée par la Swinburne University of Technology montre que ce sentiment provoquerait chez certaines personnes des problèmes graves de santé mentale. La souffrance liée à la solitude pourrait, par exemple, causer l’anxiété sociale, la dépression ou même la paranoïa.

Il faut savoir que la dépression et la solitude sont des problèmes distincts. Si la première concerne la santé mentale, la deuxième porte plus sur les relations avec les autres. D’ailleurs, l’équipe de chercheurs ayant effectué l’étude affirme que la solitude décrit un état émotionnel négatif. Elle symbolise la différence entre les relations qu’une personne veut avoir et celles qu’elle a vraiment. Aussi, la solitude n’est pas une question de quantité de relations, mais plutôt de qualité.

Cette étude a permis de montrer que la solitude était un facteur de risque pour les problèmes de santé mentale. L’inverse n’a pas encore été prouvé. Cependant, l’anxiété pourrait accroître le risque de solitude. En effet, il pousse l’individu à éviter toute interaction sociale. La solitude pourrait également favoriser une mauvaise santé physique. Elle serait même un facteur de risque de la maladie d’Alzheimer.

Conclusion

La solitude pourrait sembler être un problème anodin pour l’entourage des personnes concernées. Pourtant, elle doit être prise au sérieux pour éviter les complications. Le fait que la solitude expose l’individu à des risques de maladies mentales devrait interpeller son entourage. Ce dernier joue ainsi un rôle important dans le traitement de l’individu. Il doit être acteur et non simple spectateur pour que la personne souffrant de solitude puisse remonter la pente. Quand la situation s’aggrave, c’est souvent aux proches de la personne de solliciter l’aide d’un thérapeute. Ce dernier accompagnera l’individu à travers diverses thérapies.

Blog